Capture d’écran, le 2021-01-19 à 15.12.14
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Porter le territoire
avec la collaboration de Grant Evari-Menor 
2020
Habit, terre et vidéogramme
7 min 52 s
Percevoir par la corporéité, c’est connaître par l’entremise de l’expérience vécue. Lors de la rencontre d’un territoire, d’un lieu, le regard est souvent le premier sens engagé dans l’approche du sujet regardé. L’emprise du regardeur sur l’environnement observé s’inscrit donc dans un rapport de domination qui s’établit souvent implicitement, dans le non-dit. Porter le territoire explore les possibilités qu’offre la sensorialité du corps allant à la rencontre d’un Autre par le toucher et la proximité. Dans cette performance, le corps devient un vecteur d’expériences et un instrument permettant une approche non standardisée de la rencontre avec l’Autre. Porter la terre y symbolise la relation que j’ai avec le territoire. Son poids contraint peu à peu mon corps bougeant dans l’espace, en même temps que mon corps s’adapte graduellement à cette nouvelle réalité. Une fois le corps enveloppé, le poids devient imperceptible parce que la lourdeur que je porte est partie prenante de la relation que j’entretiens avec le territoire.